resumo
- La publication en 1982 de Sortie d’usine de François Bon et de L’Excès-l’usine de Leslie Kaplan marque un tournant important dans la littérature française contemporaine, en introduisant un retour au récit fondé sur une écriture critique prenant la forme de socio-fictions. Ces oeuvres permettent aux écrivains de focaliser leur attention sur les fractures du monde sans pour autant inciter le lecteur à participer à un combat revendicatif. L’analyse explore comment ces récits participent à la relecture du réel et à la transmission d’un legs littéraire et mémoriel, en inscrivant la mémoire ouvrière dans une tension constante entre histoire et mémoire collective. Par cette démarche, Bon et Kaplan établissent une connexion singulière à un passé ouvrier qui continue d’influencer des écrivains contemporains, tels Sylvain Rossignol avec Notre usine est un roman (2008) et Frédéric H. Fajardie avec Métaleurop. Paroles ouvrières (2003).